Chronique d’une sacrée bonne après-midi sur la Voie Bleue
Au départ, on devait être un peloton digne du Tour de France. Les vélos brillaient, les ambitions étaient grandes. Et puis, la dure réalité des plannings a frappé : de la grande équipe annoncée, nous nous sommes retrouvés… deux. Un duo de choc, certes, mais un duo quand même. Moins de vélos, mais (beaucoup) moins de logistique !
Départ de Trévoux. Objectif de l’après-midi : fuir le bitume et se mettre au vert. Direction la Voie Bleue, l’ancien chemin de halage. Autant vous dire qu’avec les Monts du Beaujolais sur notre gauche nous avions fière allure !
Première escale à Montmerle sur Saône : Timing parfait : un vide-grenier local nous attendait. C’est ça, la magie du cyclisme de loisir : on s’arrête pour une « pause technique » et on repart avec un cornet de frites, une boisson gazeuse et l’envie d’acheter un vieux service à café en porcelaine de notre arrière grand-mère !
Revigorés, nous quittons le fleuve pour s’enfoncer dans les terres : Lurcy puis Messimy.
Et là, au détour du parcours, arrêt obligatoire à Fareins pour une « vie de château ». On pose les vélos au Château de Bouchet pour un instant culturel et totalement improvisé. Au programme : exposition de véhicules de collection. Nous avons pu admirer des chromes impeccables et des moteurs d’époque.
Après avoir rêvé devant toutes ces belles voitures nous reprenons nos vélos direction Frans. Le paradis du cycliste ! Des pistes réservées rien que pour nous, le silence, les arbres, la fraîcheur. Nous nous sentions tellement en sécurité que nous aurions même pu pédaler en lâchant notre guidon !
Sur le retour vers Saint-Bernard puis Trévoux, nous avons partagé la piste avec la relève nationale du cyclisme. Des champions en herbe, âgés de 3 ou 4 ans, casque vissé sur la tête, lancés à une vitesse folle de 4 km/h sur leur draisienne ou trottinette, sous l’œil ultra-attentif de parents en plein sprint pour les rattraper.
Bilan des courses : Environ 45 kilomètres au compteur, zéro stress, beaucoup de fraîcheur sous les arbres et une certitude ; la prochaine fois, on s’arrête deux fois plus longtemps aux vide-greniers pour manger deux fois plus de frites et boire deux fois plus de coca bien frais ! Encore une chouette après-midi à pédaler ! Vivement la prochaine !
Chrystèle

