Propos de deux asébistes sur le Rallye des Pierres Dorées (ex RAPIDO)
Une idée à la c..
En me réveillant ce dimanche 17 octobre à 6h45 – heure indigne pour un retraité – je me suis dis avec le langage vert qui me caractérise parfois : mais qui donc a eu cette idée à la c.. d’aller faire ce p.. de rallye des pierres dorées. Réflexion confirmée en regardant le thermomètre extérieur affichant narquoisement 3°C.
Au départ de la cave de Bully, alors que les 3°C étaient confirmés je me suis répété : mais qui a eu…
En attaquant la descente sur la vallée de l’Azergues, alors que l’onglée me piquait sournoisement les doigts j’ai maudit celui qui avait eu cette idée à la c.. Malédiction amplifiée dans la petite vallée glaciale entre Chatillon et Alix.
Puis, après Alix, monsieur soleil se montra enfin plus courtois et voulut bien nous réchauffer un peu de ses rayons. Il en profita même pour illuminer les vignes de couleurs chatoyantes afin de nous réchauffer aussi l’âme. Et je commençais à me dire : finalement c’était peut être pas une si mauvaise idée à la c.. que ça ce rallye. D’autant plus que le petit ravito de Theizé arriva à point nommé.
Au détour d’un virage le village d’Oingt apparût majestueusement éclairé. La route jusqu’au Saule nous offrit de magnifiques perspectives, d’autant plus qu’elle était plate et reposante après cette longue montée. Le Saule et son nouveau déambulateur nous rappela que nous nous connaissions depuis plusieurs décennies, à des moments où il avait plus fière allure (et nous aussi certainement).
En descendant en roue libre sur la vallée d’Azergues et en admirant sans fatigue le magnifique paysage nimbé de brumes et de douces lumières je me dis : finalement quelle bonne idée d’être venu faire ce rallye.
L’autre rive de l’Azergues nous offrit aussi de beaux paysages, une superbe vue sur le bourg perché de Ternand et la traversée aimablement vallonnée des chouettes villages de Saint-Vérand, Dareizé, Saint-Loup, Les Olmes, Sarcey.
Voici enfin la cave de Bully, bien éclairée au soleil cette fois. Le bon casse-croûte à l’arrivée acheva de nous réconforter.
Organisation sans reproche des cyclos de Pontcharra qui ont magnifiquement repris cette ancienne organisation de l’ASEB créée par Mémé Largeron.
Il eut été fort sympathique qu’en sa mémoire les asébistes, plus prompts à se raconter leur glorieux passé qu’à se sortir les doigts du c.., fussent là nombreux pour l’honorer. Nous aurions pu vivre un moment de retrouvailles et de partage après les difficiles moments passés. Ce n’a pas été le cas. Avec le temps va tout s’en va comme disait Ferré et l’esprit de club s’émousse.
Mais finalement ce rallye c’était une super idée.
Les (nombreux) participants de l’ASEB : Marie-Claude, Robert et Loïc.
Rédaction assumée de Robert.
Et avec des chiffres …
Un temps « ultra » frais au départ – on est quand même descendu en dessous de zéro – et tout le monde s’est demandé qui avait eu cette fabuleuse idée ! Il faut dire qu’attaquer par une descente, avec les doigts gelés, ce n’était pas terrible. Enfin, répit de courte durée, un parcours superbement vallonné, comme Robert sait en trouver et la température est très vite remontée !
Avec deux ravitaillements astucieusement placés (le dernier un peu loin pour Marie-Claude et moi), nous avons fait le tour du Bois d’Oingt par les crêtes – 54 km d’effort, 3h06 de déplacement et 859 m de dénivelé, 17,5 km/h de moyenne tout de même. Le constat est sévère : le vélo est au top mais le moteur mériterait un peu de tuning et un nouveau turbo !
Après 54 km d’efforts, une bonne salade de pâtes à l’arrivée, avec fromage et vin rouge ou blanc (rouge pour les hommes, blanc pour les femmes)…une petite pomme plus tard et nous nous sommes séparés avec déjà, le planning de la semaine prochaine !
Loïc

