Sortie du 8 mai.
Le thème de la sortie était le val de Saône. C’est pour cela que le rendez-vous était fixé à Fontaines sur…Saône. On se retrouve à 6, pile dans les règles Covid.
Très fréquenté par des véhicules de toutes sortes le val de Saône est néanmoins pourvu d’agréables pistes cyclables aussi bien en rive droite qu’en rive gauche. Dès le départ les participants sont prévenus que deux surprises les attendent sur le parcours, histoire de maintenir un peu de suspense.
Nous nous élançons donc par la rive gauche qui longe des guinguettes aux terrasses désertes, Covid oblige et suivons la rivière jusqu’à Neuville. Par de petites routes parallèles aux grands axes de circulation nous atteignons Reyrieux et après une petite grimpette débouchons sur le plateau et ses champs et bois bucoliques. C’est au pied d’une petite descente, au bord de la rivière le Morbier, que nous attend la première surprise.
Au loin, sous un chêne nous apercevons une grosse pierre et notre guide nous signale qu’elle est mondialement connue… dans l’hémisphère très restreint des glaciologues.
Il s’agit de la pierre de Rancé qui est un bloc erratique (comme le gros caillou de la Croix-Rousse), c’est à dire un bloc rocheux (du granit) charrié par les glaciers à l’avant-dernière époque glaciaire il y a 300 000 ans. Ce bloc, qui est l’un des plus gros connu, pesait environ 300 tonnes. Il provient probablement du massif du Beaufortin. Mais comme c’était l’un des rares rochers de la région qui en est fortement dépourvue, il a servi de carrière jusqu’à son classement. Les morceaux extraits ont été utilisés comme socle pour l’église de Toussieux toute proche.
La pierre de Rancé
Nous descendons ensuite la vallée de la petite rivière au nom si évocateur au palais des amateurs de fromages pour arriver par des petites routes à la charmante et historique cité de Trévoux où nous retrouvons et franchissons la Saône. Sous la passerelle de Trévoux coule la Saône
Sous la passerelle de Trévoux coule la Saône
La Chapelle Saint-Jean à Quincieux
Par Quincieux et la plaine des Chères, après avoir découvert la jolie chapelle Saint-Jean, nous arrivons à la deuxième surprise : le Tata Sénégalais de Chasselay.
Unique en France ce cimetière (Tata signifie cimetière des guerriers) accueille les dépouilles des 188 tirailleurs originaires de différents pays d’Afrique de l’ouest, qui ont défendu Lyon de l’invasion allemande et ont été massacrés sur place.
Ce cimetière, construit dans la traditions des Tatas, offre une touche de couleur originale dans le paysage verdoyant des vergers de Chasselay.
Le tata sénégalais de Chasselay
Après un petit arrêt sustentateur dans la demeure de la Présidente à Saint-Germain-au Mont-d’Or, nous regagnons le val de Saône et par la piste cyclable de la rive droite rejoignons notre point de départ. Les compteurs affichent 55 km.
Rober Jonac

