Sortie du dimanche 25 mars
Un départ original pour cette première sortie du printemps officiel : Parcieux.
Pourquoi Parcieux ? Et pourquoi pas Parcieux ? C’est un charmant village, proche des bords de Saône, dont les habitants, les Parcevins, sont connus pour leur convivialité et leur gentilé gouleyant.
Nous nous retrouvons donc à 13h30 précises : Marie et Cécile côté filles, Olivier P., Francis, Thierry et moi côté hommes et à côté du stade (cette formulation est un zeugme).
Mais comme nous tenons à rester fidèles à la Dombes, plateau dominant le val de Saône, il nous faut d’abord gravir une petite côte du côté de Reyrieux avant d’atteindre notre terrain de jeu favori.
Notre première rencontre sera avec la pierre de Rancé*, qui nous attend patiemment depuis 300 000 ans sur les bords de la petite rivière le Morbier, dont le nom évoque inévitablement des saveurs fromagères sympathiques à nos papilles.
Ambérieux-en-Dombes se distingue par ses édifices en brique rouge marqués par le temps, notamment sa tour et le bâtiment d’angle au feu tricolore qui présentent tous deux d’inquiétantes fissures. Naturellement, nous traversons Sainte-Olive, puis longeons les étangs jusqu’à Bouligneux, célèbre pour ses auberges et son château dont on ne se lasse jamais. D’étang en étang, nous dépassons Lapeyrouse avant une petite pause à proximité du château de Glareins.
Pour faire monter un peu notre taux de CO2, nous empruntons un tronçon de la nationale Lyon-Bourg avant de bifurquer vers des routes plus tranquilles menant à Monthieux, son église majestueuse et son grand étang bien sur.
Quelques longues lignes droites nous ramènent au bord du plateau. Puis nous plongeons vers Reyrieux pour rejoindre la voie verte longeant la Saône. En chemin, nous repérons un nouveau restaurant, dont on nous dit le plus grand bien… mais dont le nom m’échappe. On se promet de venir le tester.
Parcieux est à un jet de pierre, et nous bouclons la boucle. Un petit coup de Schweppes, quelques biscuits, et à la prochaine !
Au final, 54 km et 265 m de dénivelé.
*La pierre de Rancé est un granite porphyroïde, c’est-à-dire un granite à mica noir parsemé de grands cristaux de feldspath blanc. Ce bloc erratique, véritable « voyageur » venu des Alpes, est en partie enfoui dans le sol : à l’image d’un iceberg, sa partie visible cache une masse souterraine. D’une forme arrondie, il mesure 8 m de long et 3 m de haut, pour un volume estimé à 100 m³. Il y a près de 300 000 ans, il reposait encore dans son lieu d’origine, peut-être le massif du Beaufortin, avant d’être emporté par un glacier et abandonné lors de la fonte des glaces.
Bien plus tard, l’homme a commencé à cultiver les terres alentour. Dans cette région pauvre en pierre, ce rocher faisait figure de carrière à ciel ouvert. Il a ainsi fourni des matériaux pour le soubassement de l’église de Toussieux. Heureusement, en raison d’une qualité insuffisante, son exploitation fut abandonnée.
C’est à cette époque que la société a commencé à prendre conscience de la valeur du patrimoine. Une loi a organisé la protection des sites et monuments naturels d’intérêt artistique. La Pierre de Rancé a ainsi été classée sur la liste des Sites et Monuments Naturels, par un certain Édouard Herriot, alors ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts.
Robert

