Sortie du dimanche 6 avril

Il avait été décidé, en ce dimanche ensoleillé, de faire quelques infidélités à la Dombes.
Pour appâter l’asébiste gourmet, l’intitulé de la sortie avait été soigneusement choisi : « Les crus du Beaujolais ».

Mais peu de monde au rendez-vous sur le parking de la gare de Belleville-sur-Saône, devenue Belleville-en-Beaujolais.
Finalement, côté filles : Marie et Chrystèle ; côté garçons : Thierry, Olivier P. et moi-même.

Histoire de s’échauffer, on commence tranquillement par la voie verte jusqu’à Cercié. Mais à partir de là… les choses sérieuses commencent.

Ce qui distingue la Dombes du Beaujolais c’est d’abord la disposition des courbes de niveau : pas vraiment la même organisation. Ensuite, les pieds de vigne, eux, ne coupent pas le vent comme peuvent le faire les haies dombistes. Et du vent, il y en avait ce jour-là — pas mal même — orienté plein nord, c’est-à-dire exactement dans notre sens de progression. Joie !

Premier arrêt à Regnié-Durette. Outre le cru éponyme, la commune est célèbre pour son église, signée Pierre Bossan, l’architecte à qui l’on doit aussi la basilique de Fourvière. On remarque d’ailleurs une certaine ressemblance entre les deux façades… sauf que ce jour-là, d’immenses bâches masquent l’entrée, empêchant toute comparaison.
Au pied de l’église, acte de charité dominicale : on vient en aide à un jeune couple de cyclistes, victimes d’une crevaison et évidemment sans chambre à air de rechange. On leur donne un coup de main — Dieu nous le rendra, peut-être. À voir !

Ensuite, par monts et par vaux, nous enchaînons les crus (aucune contrepèterie ici, promis) : Morgon, Chiroubles, Fleurie, Moulin-à-Vent.

Après une belle descente sur Romanèche-Thorins, le retour se fait plus doux, et cette fois Éole nous est favorable. Il nous pousse gentiment jusqu’à Belleville, via Lancié, Corcelles et son magnifique château, Pizay et son aéroport international (si, si).

Une superbe journée, baignée de soleil, avec 48 km au compteur et près de 600 m de dénivelé positif.
Un grand bravo à Chrystèle qui s’est accrochée malgré ces fichues bosses !

Ah, et pour les plus attentifs : vous aurez remarqué qu’on n’a coché que 5 crus sur les 10 que compte le Beaujolais.
Petit jeu : saurez-vous retrouver les 5 autres ?

Robert