La Camargue ne nous a guère pardonné… du 26 au 28 septembre

Pour ce voyage itinérant tracé et programmé depuis plusieurs mois, nous étions six ayant convenu d’un départ commun d’Avignon. Dans les faits ce départ sera à géométrie variable. Richard, Jean-Philippe et Serge arriveront de Lyon, le premier en auto, les deux autres par l’entremise de la SNCF. Marie-Claude et Robert sont depuis la veille quelque part en famille à l’est d’Avignon. Enfin Daniel, en séjour dans le sud, rejoint Avignon gare centrale au petit matin.

Nous voici ralliés pour parcourir 260 km en 3 journées.

Le parcours emprunte pour l’essentiel la Viarhona selon une sorte de triangle dont les sommets sont dans l’ordre Avignon (départ), Salins-de-Giraud, Sète. Le troisième et dernier coté de la figure sera bien sûr le retour en train vers Avignon.

A Arles, malheureusement, Richard doit nous quitter : les circonstances du printemps ne lui ont en effet pas permis de se préparer suffisamment.

Infidélité à la Viarhona, mais rétrospectivement reconnue par les 6 protagonistes comme étant « la cerise sur le gâteau », après Salins-de-Giraud, nous empruntons « la digue à la mer ».  Soit  quelques dizaines de km genre « gravel », jusqu’aux Saintes-Maries de la même mer, cité alors en pleine « fête du cheval. » Par précaution, chacun avait doté sa bicyclette de pneumatiques de largeur adaptée, soit de 28 à 42 mm.

L’imprévu, véritable désagrément, sera un violent vent de Nord-ouest (rafales à 50 km/h) qui ne cédera pas de toute la randonnée. Mais nous n’avons pas cédé nous non plus car il eut été facile d’annuler le séjour ! Une petite pluie sournoise s’invitera même parfois le second jour aggravant le ressenti…

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Sur la Viarhona, la traversée des agglomérations est souvent compliquée en raison notamment de soudaines disparitions de la signalétique spécifique. Pour nous autres randonneurs « à l’ancienne », adeptes de l’orientation comme élément du jeu, de surcroit sur la base de la cartographie papier, il est alors difficile d’imaginer cheminer via un logiciel ce qui semble être le parti-pris des concepteurs de la Viarhona…

Peut-être avions nous insuffisamment préparé un itinéraire détaillé sur carte, accordant un crédit trop important à cette signalétique présumée…

Daniel ,JANAN

Octobre 2020

(Crédits photos Marie-Claude Jonac, Serge Munier, Jean-Philippe Imbach)