Sortie sous le signe du patrimoine…et du vent.
En ce samedi des journées du patrimoine il avait été décidé que la sortie vélo se ferait sur ce thème. Alors la Dombes avec ses églises et ses châteaux devenait le terrain de jeu idéal.
Départ fût donc fixé à 13 heures sur la butte de Tramoyes dont le seul monument remarquable est l’antenne de TDF qui du haut de ses 253 mètres est la plus haute structure du département de l’Ain. Étonnant non ?
Le temps menaçant, le vent du sud plutôt costaud ou le désintérêt des asebistes pour le patrimoine dombiste firent que seuls 4 courageux se présentèrent au départ : la présidente, Francis et Patrick et votre aimable serviteur.
L’objectif : sur un parcours pas trop long voir un maximum de châteaux et d’églises, romanes si possible.
C’est donc parti en dévalant la butte de Tramoyes et avec le vent dans le dos.
Au petit hameau de Romanèche une chapelle toute simple ne sera même pas remarquée par Patrick et Francis trop occupés à papoter devant. Il y sont passés si souvent à côté qu’ils ne la remarquent même plus.
Arrivés à Cordieux un arrêt s’impose devant la grosse église Saint-Romain. Pour ma part je la qualifie de la plus moche de la Dombes. Aucun caractère, vilaines proportions, rien qui attire l’œil. Mais ceci n’engage que moi. Désolé pour les cordolins ou les cordiéristes, je n’ai pas trouvé le gentilé des habitants de Cordieux.
Passons notre chemin d’autant que nous attend un peu plus loin l’un des plus beaux châteaux de la Dombes, celui du Montellier dont les bases datent du XIVe siècle. Dans le cimetière de ce petit village reposent deux célébrités lyonnaises, Paul Berliet et Philippe Mérieux.
La photo s’impose devant le majestueux castel de briques roses qui ne se visite pas.
Le château du Montellier
Le vent nous poussant toujours nous atteignons gaiement Joyeux dont nous verrons au retour le château du début du XXe siècle présentant d’assez jolies proportions mais peu visible depuis la route.
À la sortie du village, les commères citées précédemment poussées par Zéphyrin ratent la route de Chalamont, pourtant incontournable passage de toute balade en Dombes.
J’ai beau pousser mon célèbre cri de Tarzan, plongés dans leurs papotages ils continuent leur (mauvaise) route. À un moment ou à un autre ils se rendront bien compte que nous ne sommes plus derrière et useront de cette admirable trouvaille qu’est le téléphone portable.
Alors on continue en direction du point culminant de la Dombes (Chalamont, 330 m, vous ne le saviez pas !).
Enfin, grâce à la complicité de SFR ou d’Orange on se donne rendez-vous dans cette bourgade qui ne manque pas elle aussi de centres d’intérêt patrimoniaux (beau quartier moyenâgeux) dont une boulangerie-pâtisserie célèbre chez tous les asebistes bon teint.
C’est à partir de là que les choses vont se gâter. Car autant Éole nous était favorable jusque là, autant à la faveur d’un changement de direction vers le sud il va nous rappeler à son bon souvenir.
D’abord on zigzague au mieux pour atteindre Versailleux. Pas de château mais une église banale et à vrai dire à ce stade là on s’en fout un peu.
Revoici Joyeux et son château sus-devant nommé.
Histoire de ne pas revenir par le même chemin on bifurque sur la gauche en direction du Racoud, puis par une grande ligne droite face au vent on atteint Pizay, petit village sans monument notable si ce ne sont quelques maisons typiques en pisé (rien à voir avec le nom du bled).
À partir de là un petit moment de bonheur s’offre à nous car on bifurque vers le nord et on retrouve le délicieux plaisir de rouler vent dans les fesses jusqu’à Sainte-Croix.
On passe près du château, moult fois remanié depuis sa création en 1281, puis on se laisse descendre vers la belle église du village beaucoup plus récente.
L’idée est de suivre, à l’abri du vent, la bucolique vallée de la Sereine, mais une manifestation automobile nous en dissuade.
Dommage car au bout de la route se cache la jolie petite église Saint-Barthélemy de Jailleux. Promis on s’y arrêtera la prochaine fois.
Par un autre chemin on remonte sur le plateau et là le ciel devient vraiment menaçant et le vent s’en donne à cœur joie pour contrarier notre progression.
C’est en zigzagant sur des petites routes bien connues de nous que l’on atteint sous la pluie notre point de départ.
Et voilà 63 kilomètres parcourus dans cette Dombes que nous connaissons si bien et dans laquelle se cache un patrimoine important dont nous n’avons pu voir qu’une infime parcelle.
Robert Jonac
19/09/2020

