Retour de l’ASEB au Rastelié à Suze-la-Rousse
Il fut un temps que les anciens de l’ASEB se remémorent avec nostalgie : l’époque où le week-end de Pâques lançait la saison des longues distances avec le célèbre « 220 km audax en direction de Suze-la-Rousse ».
Les capitaines de route guidaient le groupe tel de bons samaritains, de Perrache jusqu’à la cave la Suzienne, par tous les temps et surtout par tous les vents bien souvent contraires. Un long périple parsemé de quelques difficultés du côté des collines drômoises, sous la vigilance de notre cher Mémé veillant sur sa couvée depuis sa fidèle camionnette.
Traditionnellement, l’étape du soir se faisait au gîte Lo Rastelié, où nous attendait une paella géante préparée avec soin par la famille Premier. Les plus courageux, après quelques parcours dans la région le dimanche, remontaient à Lyon à vélo dès le lundi.
Cette année, la concentration pascale de la FFCT ayant lieu à Bollène, tout près de Suze-la-Rousse, nous avons décidé de revenir au Rastelié… en boudant un peu la concentration officielle.
La famille Premier est toujours là, mais ce sont désormais le fils et le petit-fils qui tiennent la barre.
Vendredi 18 avril mise en jambes
L’arrivée au Rastelié se fait en ordre dispersé à cause des traditionnels bouchons dans la vallée du Rhône.
Thierry et Annie, accompagnés de Frédérique, arrivent les premiers, suivis de Robert et Marie-Claude, puis d’Olivier et Cécile.
Après la prise de possession des chambres, une petite mise en jambes de 19 km entre Suze-la-Rousse, Sainte-Cécile-les-Vignes et Rochegude est organisée avec un passage à la cave coopérative histoire d’acquérir un peu de breuvage local pour le repas du soir, mais dans la limite du volume des sacs de guidon.
Vers 19h30 tout le monde se retrouve au gîte pour un apéritif dînatoire convivial sur la terrasse.
Samedi 19 avril : Sainte-Cécile, Rasteau, Visan
Après une bonne nuit et un solide petit-déjeuner, c’est le départ pour une belle boucle à la découverte de la région Drôme-Vaucluse : Bouchet (et son abbaye et lavoir où il est interdit de laver !), Visan, Buisson — où, selon Johnny, l’éclairage public s’éteint de 0h à 6h —, puis Rasteau.
Et là grosse angoisse : rien à manger, tout est fermé… Mais miracle ! Le vent nous pousse jusqu’à une boulangerie ouverte à Cairanne. Ravitaillés, nous profitons même de la terrasse du bistrot voisin.
Le vent continue de nous accompagner, jusqu’à Sainte-Cécile-les-Vignes, ville natale de Maurice Trintignant, pilote automobile et oncle de Jean-Louis, l’acteur. Comme quoi on en apprend des choses aux sorties ASEB !
De retour à Suze et après une bonne grimpette nous découvrons l’imposant château qui abrite l’Université du vin et possède un rare jeu de paume identique à celui de Versailles (encore un peu de culture !).
Bilan : 51 km et 450 m de dénivelé. Sans compter les rafales de vent à 70 km/h d’après météo-France. Et toute la journée le Ventoux en décor de fond.
En fin de journée, Sylvie et Vincent nous rejoignent et nous dinons à l’auberge du Bouchet. Moment très agréable.
Dimanche 20 : du côté de Visan et la Baume-de-Transit
Le groupe est désormais au complet : 9 asébistes prêts à affronter une nouvelle journée de vent, un peu moins violent que la veille.
Direction Rochegude et (encore) Cairanne où un attaque l’ascension du col le Debat qui culmine à 251 m. La photo de groupe s’impose. Le pique-nique, prévu cette fois par les filles, a lieu entre Saint-Maurice-sur-Eygues et Visan, après deux bonnes côtes qui ouvrent l’appétit. Un café salvateur est dégusté au restaurant « Le Ver à Soie », ouvert le dimanche de Pâques.
À La-Baume-de-Transit, après quelques zigzags dans ce joli village, la présidente se détache du groupe et s’engage seule sur la route du retour… sans téléphone et bientôt sans batterie. Heureusement, Vincent et Olivier volent à son secours. Retour sans assistance électrique, mais avec une bonne dose de solidarité.
Arrivée au Rastelié après 58 km et 635 m de dénivelé. Et toute la journée le Ventoux en décor de fond.
Dîner avec l’agneau pascal préparé par monsieur Premier en son gîte.
Lundi 21 : vers Valréas et Grignan
Enfin une journée sans vent et sous un beau soleil !
Direction Valréas capitale de l’enclave des papes (le notre, François, en profite pour défunter ce jour là !) à la recherche de la rue Frédéric Riousset, ancêtre de notre Frédérique à nous. La photo souvenir sous la plaque est indispensable de même qu’un autre cliché devant l’imposante mairie.
Après avoir dépassé Taulignan on décide de pique-niquer avec les restes de la veille. Cécile et Olivier nous quittent (après le pique-nique rassurez vous) et rentrent directement au Rastelié avant de relier la capitale des gaules apparemment sans trop subir de bouchons.
Le reste du groupe se scinde alors : les filles rejoignent Grignan, pendant que les garçons vont chercher les cols de Serre-Colon et du Colombier histoire rallonger la balade.
Le regroupement se fait à Grignan, son château et sa célèbre marquise et bien encombré de touristes. Le retour se fera en deux équipes : Annie, Frédérique, Sylvie et Thierry guidés par Vincent sur des petites routes ; Robert et Marie par l’itinéraire prévu via Chamaret et Montségur.
Résultat : 56 km et 400 m de dénivelé pour les filles, près de 80 km et 750 m pour les garçons. Et toute la journée le Ventoux en décor de fond.
Sylvie et Vincent nous quittent avant le dernier dîner au gîte : délicieuses spécialités aux aubergines et un rôti de bœuf… sans doute découpé dans le sabot, mais très savoureux quand même !
Pour conclure
Un séjour sympathique, peu perturbé par la météo — contrairement à l’année précédente !
Compte rendu réalisé par Annie, Marie-Claude et Robert.

